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Nom du blog :
pensees
Description du blog :
Le virus des mots...
Catégorie :
Blog Artiste
Date de création :
27.03.2006
Dernière mise à jour :
02.09.2008
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...

Posté le 23.12.2007 par pensees
Je me surprends
Lors de mes dialogues avec l'infini
A penser à elle
Penser à demain et puis au jour d'après
Et pourquoi pas les suivants
Je me surprends à croire aux billevesées
Des jalousies environnantes
Et à m'imaginer de quel bois se chauffera mon avenir
Je souhaite
Silencieusement
Et je sais qu'il n'y aurait pas mieux
Que ce soit le bois de tes yeux



--

Promenade en enfer

Posté le 20.12.2007 par pensees
Là où l'amer se mélange tristement à ces boutons d'or pourris
Ils sommeillent avec cet air serein
Leurs tannières immondes se fondent dans la boue fétide
Les éclairs de haine fouettent l'air étouffant
Les signalisations n'indiquent que la mort
Et on y entend des rires
Des rires enflammés ensanglantés
Devant les bouffons ces pantins hypocrites
Ils se rient de l'avant ils se rient de la vie
Rire terrorisant enterré dans les caves de l'antichambre rutilante de la souffrance
Ils n'ont que la solitude pour barrer la route de leur rage personnelle
Démons infâmes
Tapis dans les recoins des stelles
Sur les bancs de la servitude
Ils enseignent le Mensonge
Le grand Mensonge innommable du cycle de l'existence
Innocence destinée à la perversité
Innocente destinée qu'on devra changer
Alors que dans ses yeux brille l'envie d'être liber
Dans ses yeux vrombissent lourdement les chaînes musicales
Et son coeur et ses pensées
Se fannent imperceptiblement
Les signalisations n'indiquent que la mort
Que la mort...

...

Posté le 20.12.2007 par pensees
Que t'arrive-t-il joyeuse chimère
Ne dit-on pas une de perdue dix de retrouvées
Ou dix de perdues une de retrouvée
Je ne sais plus
Sais-tu

Fussent-elles mille que je ne pourrais...

...

Posté le 20.12.2007 par pensees
Soirée d'hiver si sèche
Le train gronde sa sombre litanie
Plume qui vole dans mes pieds

...

Posté le 20.12.2007 par pensees
Si le monde existait
On pourrait y vivre
Comme dans ces rêves qui nous habitent
On y verrait des vagues où se sculptent des sourires
Et des arbres où se traduisent les pleurs
Il y aurait un soleil dans chaque visage
Chaque fleur chaque vent chaque oeil
Chaque dieu Chaque homme
Chaque femme
Si le monde existait
On pourrait le contempler et s'y complaire
Et aimer le ciel bleu comme le nuage noir
On pourrait se perdre dans l'immensité folle des terres
Et se retrouver enfin dans le microcosme de nos pensées
Si le monde existait
Il aurait un sens et nous aussi
Il aurait une raison et nous aussi
Il aurait un coeur et nous aussi
Ah si le monde existait
Nous aurions pu aussi exister

Pourquoi ?

Posté le 08.12.2007 par pensees
Pourquoi?
Pourquoi faut-il qu'un mal latent
Se terre dans le plus profond de mon moi de mon surmoi ou de ce je ne sais quoi
Pourquoi pique-t-il
Là où les douleurs sont les plus grandes là où la souffrance prend toute l'ampleur de sa définition
Pourquoi dois-je croire à cet avenir qui s'échappe
Et me nargue depuis les existences voisines
Pourquoi le rouge est-il rouge
et pourquoi mon sang a cette couleur
Et pourquoi se répand-il en entendant ton nom
Pourquoi faut-il que j'aie peur que je meure et que je piétine mon coeur
Devant le gouffre immense le mur impénétrable de tes yeux
Pourquoi faut-il que moi qui me croyais cendre
Je me retrouve à brûler comme un un pays à feu et à sang
Pourquoi ma voix résonne-t-elle si fort dans les couloirs de l'indifférence
Pourquoi?
Pourquoi faut-il que j'aie quelque part gardé cette pierre blanche
Qui arrache peu à peu les parcelles de ma vie
Pourquoi faut-il que mes pas soient marqués de ton nom
Et pourquoi ton sourire se cache-t-il dans mon ombre
Pourquoi apparais-tu inlassablement dans le miroir impalpable de la nuit
Pourquoi n'ai-je pas dans mon attirail quelque artifice
Pour changer ton point de vue je pourrais raconter mon histoire et puis dire mon coeur et enfin exprimer mon âme
Lâcher au monde les démons monstrueux de mon esprit et les laisser déverser sur toi toute la dangereuse tendresse de mon amour
Et puis je pourrais construire à l'aide de ton rire
Une cage infranchissable pour y enfermer ces monstres
Et vivre tranquille
Tranquille
Pourquoi faut-il que le vide réponde à mes soupirs par des haussements d'épaules évocateurs
Pourquoi dois-je endurer le poids de ton souvenir
Et ne pas pouvoir m'en débarasser
Pourquoi crier aux sourds que la vie est injuste
Je voudrais vivre
Vivre dans ton cou à l'ombre de tes plaisirs
Pourquoi ne puis-je pas endiguer mon coeur le conditionner le préparer le cuisiner le laisser cuire avec différents condiments
Et en faire un coeur modèle
Pourquoi dois-je aimer à la déraison pourquoi dois-je courir dans les rues pour échapper à ma mémoire qui se dévoile sous les lampadaires
Pourquoi dois-je m'évader de la prison que représente ton visage
La plus douce des incarcérations
Pourquoi faut-il que les oiseaux chantent mon désespoir et que moi mélomane avéré je me bouche les oreilles pour ne pas pleurer
Pourquoi faut-il que ma complainte se dessine dans les nuages et que chaque goutte de pluie me chuchote que quelque part loin d'ici ou tellement près tu existes
Pourquoi l'amour noie-t-il mes sens pourquoi l'amour trompe-t-il mon existence pourquoi l'amour brûle-t-il mes espoirs
Pourquoi?
Pourquoi est-ce que je retrouve des bribes de passé enfoui dans les levers de soleil
Et puis pourquoi est-ce que je ne peux me défaire de ces chaînes qui entravent ma langue
Pourquoi n'y a-t-il pas pour moi une autre voie pourquoi n'ai-je pas envie d'entendre une autre voix pourquoi n'ai-je pas d'autre choix
Pourquoi ne pas changer de but alors que celui-ci est déjà derrière moi
Pourquoi me retourner à chaque fois et contempler la futilité de tout ce qui est vécu
Pourquoi faut-il que chaque acte soit couronné de ce même regret et que je ne puisse jeter ce malheureux trophée
Pourquoi dois-je tourner en rond tendant la main dans l'espoir faible mais présent que tu la saisisses un jour au passage
Pourquoi dois-je croire que la justice aidera à me rendre mes biens
Pourquoi?
Il n'y a plus de temps pour celui qui se lacère le coeur avec les griffes de sa rage il n'y a plus d'espoir pour celui qui ne peut plus distinguer le blanc du noir il n'y a plus de chance pour celui qui croyait la vie devant lui et s'est retrouvé abandonné par l'existence
Mes yeux tournés vers l'horizon caressent le désir de rencontrer encore une fois les tiens
Ils cherchent dans les paysages dans les oeuvres dans les textes et dans tout ce qu'ils peuvent quelque chose qui reproduirait ce même sentiment
Trésor inestimable infini incommensurable
Dont je n'ai avec moi que la jalousie
Pourquoi?
Pourquoi les chemins me mènent-ils dans les endroits les plus sombres d'où je puis contempler la lumière la désirer l'envier
Pourquoi me dit-on que je dois rire et rire et rire alors qu'elle a emporté toute joie dans ses mains
Pourquoi me tuer à sucer la moindre essence de vie afin de résister à tout ce qui m'assassine et pourquoi me lever et me doucher en croyant me plonger dans ton regard
Et pourquoi faut-il que je sente encore sur mes lèvres les cicatrices si atroces de tes baisers
Pourquoi mes mains ont-elles gardé la forme de tes joues
Pourquoi ma langue se dessèche d'oublier le goût de tes lèvres
Pourquoi ma peau frissonne-t-elle encore à l'évocation d'un souvenir délicat
Pourquoi la fleur du passé pourrit-elle par son parfum si entêtant si désirable les vues du présent
Pourquoi faut-il que seule la solitude me rappelle ce que jamais plus n'existera
Pourquoi dans cette danse entraînante ennivrante dévorante nous sommes nous lancés et puis surtout pourquoi pourquoi oui pourquoi as-tu lâché ma main
Et pourquoi faut-il que la réponse à toutes mes questions soit dans ton nom?

La terre qui s'était arrêtée

Posté le 14.11.2007 par pensees
Mais soudain la terre s’arrêta de tourner
Elle avait fini par en attraper le tournis
La pauvre elle ne cessait de tourner en rond
Avec tous ses soucis tous ses succès
Et ses échecs
Elle avait le sang d’un noir d’encre
Un noir de pétrole
A force de creuser dans ses pensées
A chercher la solution
Elle avait fini par se vider en entier
Et se dessécher bêtement
Elle tournait parce qu’elle faisait les cents pas
Et puis les mille pas
Pensant à cet être qui lui mit le pas
Elle avait le cœur aride et les joues trempes
La terre
Le regard aveugle puisqu’elle avait de la nostalgie plein les yeux
Elle tremblait de sa propre impuissance
Oscillant bêtement à travers l’ordre grand-cosmique de l’univers caustique
Elle tournait en rond inlassablement
Parce que les étoiles ne lui soufflaient pas de réponse
L’espace se taisait
Elle cherchait la clé de l’énigme et la clé se terrait
Elle s’arrêta de tourner
Parce que là-bas
Quelqu’un
Avait trouvé la réponse
Deux personnes dont le nom s’est perdu à jamais
Avaient éclairé les ténèbres de la vie et de la mort
Par la lumière d’un baiser

...

Posté le 10.11.2007 par pensees
A Sophia


Les arbres retiennent leur respiration
Sur sa route
Les oiseaux chantent tranquillement un air vivant
Pour lui rappeler qui elle est
Sophia
Personne ne voudrait la déranger tous l'aiment
Parce qu'elle est la nature
Elle sait où elle va parce que ses yeux l'éclairent
La flamme maligne de la vie se dandine en eux
Et elle rit
Comme personne ne rit
Parce qu'elle vit comme personne ne vit
En amie intime de la vie
Parfois on l'entend rire on l'entend soupirer
Mais jamais s'éteindre
Elle est là parce qu'elle est là
Et elle vit sans vraiment y penser
On croit entendre son coeur battre
Mais c'est l'Amour réfugié en elle
Qui voudrait sortir
Elle brise les colorations banales du quotidien
Quand elle est heureuse elle chante
Elle chante parce qu'elle est vivante
Elle chante tout le temps
Et elle chante le bonheur
Elle chante l'existence
Simplement
Doucement
Sophia

Le chat

Posté le 07.11.2007 par pensees
Sur la fenêtre
Occupé à contempler le monde
Et un peu à dormir
Aussi
Se tient un chant
Tranquillement
Il se lisse le poil il se gratte le dos
Et lorsqu'il voit les humains courir
Il se met à rire
Heureusement que ce n'est pas ma vie
Se dit le chat
Que c'est fatiguant de courir
Et il continue de rire
Puis fatigué de rire
Le chat estime qu'il est l'heure de manger
Alors il se met en chasse
Il prend ses griffes son courage son regard aiguisé
Et se met en quête
Il trouve son humain
Et se frotte à ses jambes
En miaulant affectivement des miaulements de sentiments
Et son humain lui donne
Un peu de nourriture
Le chat l'aime bien cet humain
Il est parfois un peu dur
Il le frappe à coups de pieds à coups de mains
A cou du lapin
Mais il le caresse aussi de temps en temps
Et le chat aime bien ça
Parce qu'après l'humain lui donne à manger
Et puis comme ça il peut s'appeler maître
Il n'est maître de rien du tout
Pas même de lui-même
Mais ça lui fait plaisir
Alors le chat ne le lui refuse pas
Il joue le jeu en riant tout bas
Et puis quand finit toute cette comédie
Et que le chat n'a plus faim et s'est lassé
De regarder le monde
Il va se coucher

Fraternité

Posté le 06.11.2007 par Antoine
Des gens dehors
Chantent et chantent et chantent
De ce chant atrocement lanscinant
Incroyablement peinant
Ils font vibrer leurs voix vides
Pour peut-être se convaincre eux-mêmes de leur futilité
Ou pour passer le temps
Se réchauffer
On les entend claquer des dents en chantant
Ils chantent la mort l'ennui la haine
Et tournent en rond
Inlassablement
Ils se tiennent par la main
Et se tuent fraternellement
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