Posté le 17.01.2008 par pensees
Mourir au sortir de ces conversations qui me tuent
Fermer les yeux sur les hypocrisies réciproques
Penser que le temps aidera
Croire que tout va s'améliorer
Et croire encore
Rien de tout cela
Rêve d'un enfant oublié
Entravé dans les réalités chiffrées
Sortir du monde et jouer à Dieu
Lire les histoires des hommes qui vivent heureux
Et mâcher devant la fenêtre sa jalousie
Rien de tout cela
Rêve d'un enfant oublié
Figé dans des promesses qui n'en sont pas
Souffler des mélodies dans le silence immaculé
Tacher de couleur le tablier de l'artisan de vie
Forger de l'espoir au fer blanc du mensonge
Et laisser agir
Rien de tout cela
Rêve d'un enfant oublié
Etouffé dans les rires de tous
Abandonner sa maison
Brûler le passé et le regarder périr
Partir avec pour seul bagage des pensées
Courir à travers le continent lointain
Chercher ce qui ne peut être trouvé
Promener ses yeux et son esprit
Attendre encore un peu au coin de la Terre
Rien de tout cela
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Posté le 09.01.2008 par pensees
Parce que mon coeur ne veut entendre
Les voix de la raison
Je ne peux me résoudre à détacher
Mes yeux de ton visage
Prisonnier sans espoir
Délaissé dans les geôles de son âme
Rêvant à un rayon de soleil
Qui percerait les barreaux du temps
La pluie martèle incessamment
Les tempes de l'ermite
A rendre fou
Complètement fou
Trouve moi folie
Pour m'apporter la clef
Des chaînes qui me maintiennent à terre
Donne à mes pensées
La légèreté qu'elles ont oubliée
Mais lorsque je jette
De toutes mes forces
Ces regards déjà aveugles
Aux étoiles et à leur silence insoutenable
Je n'y lis que ma propre folie
Je n'y vois que le reflet
De mon propre cadavre
Le bruit tenace de ma putréfaction
M'empêche d'entendre les joies
Et mon coeur aboie
A la nuit muette
Attendant
Attendant encore que le jour se lève
Sur son océan de lamentations
Posté le 09.01.2008 par pensees
Verras-tu un jour
Que sous le couvert du mensonge
Rien ne change
Comprendras-tu
Que malgré le temps
Rien n'est apaisé
Je rêve encore à tes doigts
Je rêve encore à ton cou
Je rêve encore à la vie
Que tu arrachas
J'entends encore le bruit de tes pas
Dans les couloirs de mes souvenirs
J'aperçois encore ta silhouette
Dans la grâce de mon quotidien
Posté le 05.01.2008 par pensees
Il attend
Il n'y a rien qui puisse changer le cours du temps
Tous les jours il descend
Attendre au coin de la rue
Il se poste et laisse ses yeux se promener
Et il le voit passer chaque jour
Voir passer l'amour
Il n'espère pas le rencontrer non
L'amour ne l'écouterait pas
Ne le regarderait même pas
Ce n'est pas si grave
Au fond
Le voir passer chaque jour
Est en soi
Un réconfort
Chaleur de l'oubli
De la solitude
Trouvée dans les yeux des passants
Il a le monde à sa fenêtre
Rien de plus rien de moins
Le monde devant ses yeux
Le monde dans tes yeux
Il voit y passer chaque jour l'amour
Enfin un sens à l'éternité
A Camille
Ou quel que soit ton nom
Posté le 05.01.2008 par pensees
Brise-toi
Coeur bourreau
Laisse donc répandre les flots retenus prisonniers
Innonde les terres oubliées
Brisez-vous
Mes yeux fêlés
Fermez-vous à jamais sur ce pays lui aussi aveugle
Ravalez les couleurs que vous capturez
Brisez-vous
Larmes cristallines
Le nom que vous renfermez secrètement
Aimerait tant s'envoler
Posté le 03.01.2008 par pensees
Plus la peine de pleurer encore
Plus la peine de se casser les ongles sur les murs de l'incompréhension
Le train du temps est passé j'ai vu dans un wagon
Son visage m'échapper
Plus la peine de se regarder dans un miroir
La honte qui s'y lit se répète chaque jour
Plus la peine de chercher à s'excuser
Les crimes de mes souvenirs sont un ciel pesant
Oppressant
Menaçant par son gris
Plus la peine de creuser chercher encore un futur
Elle l'a brûlé avec une vie
Plus la peine d'arpenter le monde
Il n'est plus d'âme pour la mienne
Plus la peine de hurler pour son aide
Elle ne veut plus entendre
Posté le 30.12.2007 par pensees
Les mots sont vains ce soir
Ils ne peuvent soulager ils ne peuvent aider
Ils sont impuissants contre cette douleur
Futilité humaine qui me ronge
Gonfle mes yeux de mensonge
Qui le pourrait
Qui pourrait porter les bagages de mon désespoir
Dans l'obscurité grandissante de mon âme
Où sont donc la fierté la liberté
Qui fortifiaient mes regards
Nuit cousue dans l'indifférence réciproque
Prends moi et croque
Dans la chair de mes rêves
Ils sont immortels
Les mots
Les rêves
Ils se perdent sur le blanc de la page
Mais gravent silencieusement une ride sur un visage
Eternité perdue enfuie
Disparue
Ah rêver encore à ces sourires
Confort et refuge en mes pensées
Dépasser les cercles centraux
Oublier toutes les douleurs
En me lovant dans tes soupirs
Dormant au rythme de tes rires
Retrouver l'innocence d'un baiser
Dis moi
Arbre de la vie
Arbre de l'amour
Tu restes là jour après jour
Saison après saison année après année
Et tu regardes inébranlable l'existence se vautrer dans sa misère
Tu ne souffles mot
Tu demeures muet malgré cette démengeation incessante
Posté le 29.12.2007 par pensees
Je me suis réveillé un matin
Et mon reflet dans le miroir me lança un clin d'oeil
Je l'attrapai de justesse
Et lorsque je me tournai à nouveau vers la glace
Mes cheveux étaient tombés
A leur place grandissaient un champs de fleurs toutes différentes
Sur mon front se déplaçaient les dunes d'un désert accueillant
Dans mes yeux coulait un torrent espiègle qui se mariait timidement avec le sable
Dans ma bouche s'élevaient les voix du silence
Mes oreilles riaient se de se transformer en ailes
Je ne pus m'empêcher de rire à mon tour
Parce que la vie qui était en moi me chatouillait
Posté le 27.12.2007 par pensees
Bonjour madame Vintan
Beau temps n'est-il pas
Tiens non il pleut
Je n'avais même pas remarqué
C'est que le temps file si vite
On a même plus le temps de le voir passer
Quel monde vous me dites
Je ne sais pas je ne saurais plus vous dire où j'habite
Autrefois jadis il y a longtemps l'année dernière et hier encore
J'habitais encore parmi les arbres
Avec pour voisin mon ami le ruisseau et ces chers animaux
Les lapis les renards les cerfs les loups les papillons les serpents les insectes les chats les chiens tant de joyeux compagnons de chemin
Où sont-ils aujourd'hui
Ils ont déserté le jardin à l'agonie
De ma demeure aux parois démolies
Il n'y règne plus la même entente désormais
La nature elle-même
Refuse de s'y réfugier
Elle préfère mourir que contempler la mort
Et je peux la comprendre moi
Pas vous
Oui je peux la comprendre
Parce que je la vois moi
La mort
Déambuler tranquillement dans les squares vides
A méditer sur sa prochaine action
Je la vois parfois s'asseoir sur un des ces bancs et fumer une cigarette
Revoit-elle tous ces visages
Toutes ces mains
Tous ces souffles
Et la nature de mon jardin
Ne voulait pas voir ses amis mourir
Sauvagement assassinés
Elle s'est donc accordée la mort
Oui accordée
Car la mort est une musique lancinante
Dans laquelle nous finissons tous bon gré mal gré à entrer et chanter
On ne l'entend pas lorsqu'on la voit dans les rues de la misère
Il faut tendre l'oreille
Et la main
On finit par l'entendre dans le transistor de la solitude
Et moi lorsque les animaux sont partis
Et que la nature s'est accordée
Et que même le ruisseau lassé de chantonner discrètement pour des tarés s'est tarri
Je me suis retrouvé seul
Affreusement seul
Et les musiques ont commencé à s'élever
Je vois bien que vous ne me croyez pas
Mais je vous assure
Madame Vintan
Que si vous vous donnez la peine
Une fois un jour
Vous entendrez
Que chaque homme chaque être chaque chose
Chante
Mais ces êtres à force de se forcer à faire le pantomime
Ont oublié qu'ils chantent
Et ce qu'ils chantent
Mais écoutez
Et vous verrez
Posté le 23.12.2007 par pensees
Voudras-tu un jour
Bien regarder de ce côté-ci du Soleil
Et t'apercevoir en plissant les yeux
Qu'il y a derrière cette vitre de larmes
Un visage creusé par la faim
Rêvassant au repas de ton coeur
Ses paupières portent le poids du vent
O passion ! O douleur ! O déchirement !
Il a déjà croulé à mille reprises
Sous les coups des bourreaux des rêves
Il cherche encore un sens
A son sang
Il cherche encore des lèvres
Où reposer ses souvenirs meurtris
Hurlant inlassablement à l'assassin
Qui revient jour après jour nuit après nuit
Sur les lieux de son crime
Le sang n'y a toujours pas séché
Visage sans vie visage sans âge
Qui se consume toujours
Aveugle mais
Il a déjà tellement vu