Posté le 25.02.2008 par pensees
Qu'elle prenne ma vie
Qu'elle tue mon âme
Qu'elle dévore mon coeur
En ce sanglant sacrifice
Je laisse mon existence inutile
A l'appétit insatiable du désespoir
J'abandonne à la pourriture du temps
Le corps inanimé de cet être
Qu'on emprisonna dans son désir
Que les yeux se crèvent
Percés par le verre des larmes
Le cours du monde saura bien
Se débarrasser de ce qui lui déplaît
La peur enveloppe toute envie
Jusqu'à étouffer le moindre feu
Et recouvrir les terres de vie
D'une obscurité sans fondement
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Posté le 21.02.2008 par pensees
Grands dieux dans mon âme
Qui gouvernent de leurs bras puissants
Grands diables qui ricanent
Derrière leur masque d'innocence
J'aimerais croire que cette montagne est moi
Mais dans ce cas
Qui donc est ce coureur qui s'échappe
En piétinant de son rire
Les parterres arrangés de la Nature conformée
Quel est ce visage de fumée
Circonscrit à l'indéfinissable
Quel est ce parieur insensible à la ruine
Il se faufile amusé parmi les statues
Sévères
Peut-être se rit-il de moi
Je ne peux rire de lui
Il m'effraie
Qui est-il
Posté le 21.02.2008 par pensees
Des conversations sans sens pour meubler l'ennui. Des mots pour des mots. Des sourires pour des sourires. Mais les yeux brillent de cette vérité criarde que personne ne veut entendre.
Posté le 21.02.2008 par pensees
Chambre vide, désolée. Habitée de la Solitude qui y rumine les dogmes de sa fondation. L'homme seul aimerait pour la première fois perdre son être. Hurler le silence. Se frapper le crâne sur les rebords de l'oubli. De conscience, mourir...
Posté le 17.02.2008 par pensees
Trop tard pour les déclarations d'amour
Les grands mots les grandes pompes
On se moquerait de toi et moi tour à tour
Ne plus croire à ce destin qui me trompe
Le temps est passé jamais ne reviendra
Ton sourire s'est effacé dans la boue
De l'horizon et moi qui aimerais partir à l'autre bout
Je ne pense pas que l'on me retiendra
Quelques souvenirs survolent encore les terres
A la recherche d'une branche où reposer
Le poids de la douleur qu'ils portent comme un enfer
Un jour il me semble où le soleil était blême
Tu as tatoué sur mon coeur un Je t'aime
Vivre - c'était la dernière fois que j'ai osé
Posté le 17.02.2008 par pensees
Une rivière de lumière
S'écoulant lentement d'un point à l'horizon
Embrasse avec tendresse la mer
La chaleur retenue s'échappe finalement de sa prison
Et laisse ses bras portés par la bienveillance
Courir la terre de paradis
Sur le flot s'est embarqué
Un ange aux ailes meurtries
Il navigue sans se presser
A travers la terre de nos souvenances
Il y arrache d'un geste d'un pleur
La plante de la douleur
Et repart...
Posté le 16.02.2008 par pensees
Vous griffez de vos yeux acérés
Le verre délicat de mes jours
Détruisez si vous le souhaitez
Les fondations de l'amour
Posté le 16.02.2008 par pensees
Que faire pour que tu me remarques ? J'ai ton visage entre mes mains, tes yeux dans mon coeur... Boule de cristal que je ne peux toucher. Souffle de verre, souffle de mort. Que faire encore ? Si tu prenais soins de tous ces maux, je rirais enfin. Je rirais au nez de l'éternité, je m'y perdrais comme je me suis perdu là-bas...
Posté le 13.02.2008 par pensees
Il y a ce gris
Ces couleurs ternes que le noir
Voudrait effacer
Il y a ces visages
Paralysés dans toute l'horreur
De l'ennui
Il y a ces paroles
Que personne n'écoute
Qui se perdent là où personne ne va
Il y a ces tableaux
Que personne ne regarde
Des décors sans fonds
Il y a cette fenêtre
Sur la beauté châtoyante
Véritable sortie de secours
Par laquelle je m'enfuis
Lorsque l'immeuble de mon ennui
S'enflamme
Il y a cette femme
Qui n'a pas sa place
Dans le flou immonde de nos existences
Cette porte vers les endroits
Où j'aimerais m'étendre
Au pied de ton arbre
J'aimerais oublier tous ces noms
Et renaître ignorant amoureux
Se satisfaisant de la caresse
D'une main irréelle
Appréciant la paresse
Allongé sur ton sein
O douceur de ton regard
Où l'infini perd pied
O splendeur folle
Au-delà de tout espoir
Si je me noie dans ces ténèbres
Tu es la corde de Soleil
Où se balance l'oubli du voyage
Feu de tes cheveux sauvage
Posté le 13.02.2008 par pensees
Dites-lui quelle est la couleur du sang
Pour qu'elle ne perde pas la valeur de ses jours
Le seul héritage de ces conquistadors
Est d'innombrables fantômes
Ce visage perdu
A l'autre bout de ce monde
Où les amis se tuent parce qu'ils ne survivent pas
Dans les coeurs
Il me défie de sa beauté
Et moi pauvre aveugle qui n'avait pas mérité de voir
J'ouvre les portes de lumières
Je passe le seuil de l'Enfer
J'offre mon âme
A la torture
Et je me permets de le désirer
Soudain ce sont tous les cieux
Qui prennent feu
Et qui embrasent à leur tour les ténèbres
Des trompettes claironnantes éclatent
Le silence en mille débris ensanglantés
Puis
A nouveau
Plus rien...
Le froid peut-être
Indifférent
Farouche
Calé à merveille dans le moule informe
De ces yeux
Le froid qui me frôle
Prenant soin de pas éteindre
Les derniers souvenirs rougeoyant
Il faut qu'ils survivent
Qu'ils soient les témoins capables de trouver les mots
Pour que tu saches ce qui a été perdu
Ce qui a été donné