Posté le 28.04.2008 par pensees
Viens encore te moquer de moi
Rire de mes regards
Du haut de tout l'amour
De la nature que tu portes en toi
Viens encore me faire goûter
La fleur de ta compagnie
Que nous puissions partager
Ce qui n'a pas de valeur
Déjà
Le temps est parti et certaines choses
N'attendent pas
Attendras-tu
Jusqu'à ce que la Partition
Nous offre de chanter à nouveau
Ensemble
Déjà
L'astre est mort et ça ne dépend pas de moi
Et il faut que mes pensées
Soient encore emmêlées
Dans tes cheveux
Je suis fou et tu es ailleurs - si près
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Posté le 28.04.2008 par pensees
J'aimerais exister
Lire mon nom dans ces yeux
Qui ne veulent plus me remarquer
Quel prix faudra-t-il payer
Pour qu'ils voient le feu
Dans mon regard
Un univers s'ouvre
Si vide
Au centre j'erre
Indéfiniment
Sur des traces qui s'envolent sous mes pas
L'inconscience achève d'étrangler
mes sanglots
J'aimerais pleurer encore
Mais j'ai déjà oublié pourquoi
pour qui
Une réponse cachée derrière les nuages
Hors d'atteinte
Perdre mon temps
A marcher sans savoir où aller
Sur des chemins oubliés
abandonnés
Tuer l'attente
avant qu'elle ne me dévore
Des bouches crachent
Quelque limite
- Mais je ne suis
Ni corps ni esprit
et je m'enfuis
Posté le 27.04.2008 par pensees
Au grand festin de l'Importance
Où ne viennent que les importants
Tous rient
Des processions immenses
De petits esclaves nus
Amusent la foule minoritaire
De ceux qui ont la chance de rire
Ils dévorent de leurs grandes dents
Des assiettes d'existences brisées
De gâteaux de futurs abaissés
De sang figé sur des bols dorés
De mort flambée au Napalm 1971
De grands crus d'Hiroshima 1945
De viande saignante abattue dans la rue
Encore fraîche
De sourires d'enfants arrachés
Et de tant de mets que qualité
Mais voici les serviteurs
Humbles dans leur honte
Qui apportent sur le plat d'argent
Le menu principal
Le coeur
Le coeur de l'homme
Qui bat encore
Posté le 27.04.2008 par pensees
Sa voix
Elle a la couleur de l'innocence
Mélangée à la douceur de ses yeux
Pose encore une question Jade
Emerveille-toi de ce qui n'est pas à ta portée
Tout est fade dans l'habituel
Si tu veux vivre Jade
Ne change pas de regard
Posté le 27.04.2008 par pensees
Oh!
J'ai la mort dans mon corps
J'ai la mort dans mon âme
Mon esprit empêtré dans les ronces sombres
De la langoureuse mélancolie
Tout désir toute souffrance
S'évanouit
Et le brouillard difforme
Qui gèle mes yeux
Dissipe peu à peu son ignorance
Posté le 27.04.2008 par pensees
Tu joues avec le vent
Glissant sur les courants du jour
Tu vas harponnant la foule statique
De ces mots pointus
Qui abattraient ou relèveraient
Ton souffle discrètement
S'introduit dans quelque sphère
Mais tous ne voient que
Ton ombre
Fantôme livide
Sans visage ni corps
Quel que soit ton nom il n'est que
Poussière
Etalée sur l'oubli éternel
Posté le 21.04.2008 par pensees
Lune
Toi qui vis mes peurs
Mes peines mes angoisses
Mes souffrances mes joies
Mes douleurs mes émois
Mes rêves mes espoirs
Il n'est aucune fleur qui ne pousse dans le noir
Aucun fleuve qui ne s'alimente de larmes
Aucune bataille qui ne se gagne sans courage
Où vont alors tous ces sentiments arrachés à mon sein
A qui profite le mal et qui jouit du bien
Qui vit lorsque je meurs
Qui pleure lorsque je ris
Lune
Ma semblable
On te voit tous les jours
Montrer ce même visage de lumière
Aux regards tournés par l'espoir
Tous se réjouissent
De voir ton sourire éclairer
Leurs ténèbres
Mais qui se soucie
Au fond
De la face que tu caches si bien
Quel visage arbore-t-elle
Lune
Pourquoi se voiler encore la face
Lune
Compagne de calvaire
Nous portons le même fardeau
La même croix
La même incompréhension
Posté le 21.04.2008 par pensees
Perdu
Dans l’infini
Voulu
Me faire un ami
Du monde
Seul
Au milieu de l’immensité de la vie
Je me suis fait un manteau d’immunité
De mon amour débarrassé de mes soucis
Seul
La haine fraternelle leur a fait perdre leur identité
Leur égalité basée sur un faible qui se soumet
Dieu lui-même ne sait plus qui il est…
Posté le 19.04.2008 par pensees
Dans une petite ville
D’un petit pays
Dans une petite maison
Vit un petit bonhomme
Il n’a rien de remarquable
Ni grand ni petit
Ni gros ni maigre
Quoique plutôt gros quand même
Le genre de petit bonhomme
Qu’on ne remarque pas dans la foule
Encore faut-il le voir
Sa vie simple un travail dérisoire
Rien de bien extraordinaire
Il est esclave parmi les esclaves
Son nom n’est qu’une petite affaire
Administrative
Mais dans ses yeux brille
L’infini
Son cœur est un brasier
Consumant le quotidien
Posté le 19.04.2008 par pensees
Courant brisé d’un fleuve
Qui n’a que trop coulé
L’eau a emporté les traces
De ce passé
Expression muette
Des arbres grisés
Figés dans la grimace de l’âge
Ils ont vu l’eau emmener les secrets
Quand les murmures heureux
Recouvriront les cris de douleur
Le brin d’herbe n’a pu s’empêcher de mourir
Devant le spectacle des vivants