Posté le 15.06.2008 par pensees
Mon coeur palpite. Il cogne et cogne et cogne contre le mur de ma poitrine. Il aimerait sortir, tant de choses à dire. A hurler. Alors il cogne. Qui l'entendrait? Qui voudrait bien l'écouter? La plume taillée par les dents aiguisées de sa solitude déguisée se trempe dans le sang des souvenirs qui se répandent encore par leurs multiples blessures. Il ne sait plus que penser car il n'a jamais étudié la question à la lumière du Soleil, parce que depuis qu'il se la pose, il ne l'a jamais vu.
Besoin de voyage. D'échappatoire. Besoin de voir ses artères se dénouer. Besoin de s'envoler, goûter à nouveau ce dont il n'a su profiter. Menotté, attaché, besoin de liberté. De nouvelles visions, de nouvelles paroles plus rassurantes. De ces images qu'il aime à s'inventer, sans aucune censure.
Aveugle affamé de paysages. Sourd déchiré par l'envie de prêter l'oreille. Muet alacrymal qui meurt de ne pouvoir pleurer. Le temps explose. Puis s'arrête. Tout changé en statue qu'il ne faut PAS toucher.
--
Posté le 15.06.2008 par pensees
Aucun reproche
Le temps a érodé les remords
- Porte entrebâillée
Sur la lumière de l'extérieur
Un oeil fugitif
vient se coller à la serrure
Espoir
D'y voir
Juste un trait
De ton visage
Un parfum un nuage
Oscille entre deux mondes
Ne plus étouffer
Il me faut respirer
Avaler
Chaque goutte de ton poison
Dévorer
Chaque membre de la carcasse de mes nuits
Un navire quitte le port
Pour ne jamais revenir
A la recherche de ce jour
Qui ne se lève
Pas
Posté le 06.06.2008 par pensees
Son nom sent le sable
Et le fruit
Elle a de l'exotisme dans les cheveux
Et sur la peau
C'est un voyage
Que de suivre son rire
Nous marchons ensemble
Le long de la pluie
Mais il fait assez chaud
Pour continuer à vivre
Nous marchons ensemble
Depuis un nouveau matin
Et le soleil qu'on ne voit pas
Me semble déjà sourire
Et ses yeux
Ne peuvent être dits par des mots
Ils n'ont pas assez de charme
C'est magnifique
Ce flux qui se répand dans l'obscure
Part de mon être
Comme des fusées venant creuser le noir
De leurs déflagrations pétillantes
Elle gaspille son temps sans compter
Pas besoin de plus pour me rendre content
Oublions ces vestes qui se transpercent
Le beau temps est ailleurs
Posté le 29.05.2008 par pensees
J'adorerais profiter avec toi
De la langueur mielleuse de ces journées infinies
Que je passe en face de ton dos
Goûter à toutes ces secondes qui délecteraient
L'impatience amoureuse de nos flammes
Nous laisser couler
Au fond des secrets de l'amour
Propose-le moi encore
Que je puisse céder
Aux armes entraînées de ton sourire
Pan de ma vie
Posté le 26.05.2008 par pensees
Passent les raisons
Sans que personne ne les oublient
C'est une terre sans valeur où rien
Ne prend pied
Les hommes fixent le soleil
Pour ne plus se voir et combien sont morts
Pour se perdre
Une étoile s'étouffe entre deux montagnes
Du son du vide aux cris des passions
Tout reste inaperçu et aucun ne veut bien
Tourner les yeux
Là
Quelqu'un se meurt en tendant la main
Aider encore une fois ne pas être né en vain
Espérer que les choses changent
Pour celui qu'on écarte
Lui donner une chance
De goûter sa vie et ne jamais l'oublier
Posté le 18.05.2008 par pensees
Enfin voici que les dieux ont bien voulu
Nous ramener face à face
Et à nouveau je peux demander à tous mes désirs
De se taire - vous êtes satisfaits
Qu'elle est belle
Qu'elle est belle
Je ne la vois pas mais quelle chance de l'imaginer
Veux-tu bien faire ma connaissance
Mademoiselle
T'arrêter un instant de tourner en rond
Dans la chambre de ta tête
Et (re)poser tes yeux dans les miens
Fini
Je ne veux plus être Je veux me fondre
Posté le 12.05.2008 par pensees
Tu ne verras jamais le ciel
Se vautrer dans ses couleurs libres
Parce qu'il se défile
Lâche
Il s'évapore et se laisse tirer
Au dessus de l'horizon flasque
Tu ne verras pas parce que
Tu ne veux pas voir
Les mots cachés dans des paroles
Posté le 12.05.2008 par pensees
Je sais que tout ira bien
C'est écrit ici quelque part
Si l'on cherche bien entre les roches
Le vent saura se faire entendre
Le monde tourne et tourne encore
Le temps gomme les erreurs
Pour en commettre de nouvelles
Je sais que tout ira bien
Posté le 04.05.2008 par pensees
Le poète en vadrouille
Court après sa vie
Il la cherche dans les recoins
Sans cesse
Il saisit ses chances
Au passage
Dans le mouvement de la Grande Roue
Il marche derrière les géants
Minuscule
Le poète en vadrouille
Court après son amour
Incomplet
Monte et tombe
Dans l'ombre des arbres
Où se balance le fruit
Inaccessible
Et tout deux se dévisagent
Parce que la peau est
Muette
Le poète en vadrouille
Court après sa vie
Il la cherche sous chaque pierre
Il soulève les tombes
Que l'on a oubliées
Importe peu la mémoire
Le temps est un filet
Qui emporte tout
Le poète aime se souvenir
De ce que les gens
Voudraient effacer
Le poète en vadrouille
Chante bien des choses
Gratuitement car sa récompense
C'est un sourire
Son eau c'est un regard
Et son repas un baiser
Et il lui en faut bien peu pour vivre
Car sa vie n'est pas ici
Bien ailleurs hors des corps
Le poète en vadrouille
Chante bien des choses
Sans se soucier de ce qu'il adviendra
Son coeur aime et s'en
Satisfait
Sans prise dans le filet du temps
Posté le 02.05.2008 par pensees
Je suis certain qu'un jour
Les choses changeront
C'est Pourquoi
J'écris Cette lettre
A Elise
Parce que demain est fait de vent
Comme tes doigts
Un croche-patte
Au temps qui essaie de filer
Puis tout repart
S'achève et recommence encore
On s'aime l'espace d'une comédie
Et on s'oublie à nouveau
Voici Elise
Comment le monde aime à rebondir
Nous offrir
La surprise de l'amour