Posté le 24.08.2008 par pensees
Je fais des allers-retours
Va-et-vient incessants
Je tourne en rond dans les méandres
Sans repère auquel me fier
Je suis bruine soudaine
Aussi vite disparue
J’abandonne avec mes larmes
Quelques-unes de mes peines
Je me lève et me couche
Sans connaître l’éveil
A peine mes yeux regardent-ils
Ce qui leur manque
Perverse nuit qui m’emplit le crâne
Et ressurgit de mes propres entrailles
Si pleine que j’étouffe d’être
Ou je suffoque de ma propre vie
Je fais des allers-retours
Via nulle part sans intention
Pour me semer à tout jamais
Aller voir le soleil se lever
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Posté le 24.08.2008 par pensees
Aucun reproche
Le temps a érodé les remords
Porte entrebâillée
Sur la lumière de l'extérieur
Un œil fugitif
vient se coller à la serrure
Espoir
D'y voir
Juste un trait
De ton visage
Un parfum un nuage
Oscillent entre deux mondes
Ne plus étouffer
Il me faut respirer
Avaler
Chaque goutte de ton poison
Dévorer
Chaque membre de la carcasse de mes nuits
Un navire quitte le port
Pour ne jamais revenir
A la recherche de ce jour
Qui ne se lève
Pas
Posté le 11.08.2008 par pensees
[i] En hommage à une femme magnifique qui n'a pas pu courir assez vite pour semer son propre malheur...
Avec tout mon amour, toute ma peine et surtout toute ma joie et ma reconnaissance de t'avoir connue [/i]
On en apprend des terribles nouvelles
Un choc un cou
Qu’on encaisse sans broncher
Parce que celui qui bronche se laisse emporter
Par une vague vorace
Seline
Elle est morte et je viens de le savoir
Je l’avais connue autrefois
Une femme comme on en fait plus
Un piège à désir
Je l’avais connue et nous avions l’habitude
De discuter le matin sur un banc
Autour d’un réveil
Faisant le concours de celui qui ouvrait le plus la bouche en bâillant
Et nous pensions aux pigeons qui arpentaient le pavé
Je me souviens de ces sourires d’aube
Que j’attendais pour pouvoir ouvrir les yeux
Et de la douceur qu’elle appliquait de ses mains de mère
Ah Seline c’était l’été et les enfants jouaient
Sur moi plus qu’avec moi et toi tu riais en serrant un bracelet
Et cette tresse que tu m’avais promise
Je n’en ai plus que le souvenir de te l’avoir entendu dire
Oui Seline
On dit que tu es morte il n’y a pas longtemps
Morte d’être toi-même
Ou Dieu sait quelle souffrance encore
Qu’ont-ils fait
Qu’as-tu porté sur ton sein
En plus de toute la vie que tu soulevais sans peine
La veille de ton départ tu te souviens ?
Nous nous étions dits au revoir avec plus d’espoir encore
Que l’hiver
Notre temps s’est consumé le tien s’est embrasé
Oh Seline quelle flamme grandiose tu fais
Une flamme sans chaleur une flamme sans fumée
Une flamme qui brûle sans jamais faire de mal au concerné
Posté le 29.07.2008 par pensees
Nous aurons un jour
Un peu plus de chance
Tu verras quand le ciel s'ouvrira
Quand les tempêtes souffleront la poussière des sourires
Nous aurons alors le monde
Entre tes pieds et les miens
Et l'univers entre nos yeux
Tu verras ce jour-là
Nous nous aimerons comme des enfants
Comme le rayon qui épouse la peau
Comme la mer qui baise la plage
Et nous serons inséparables
Parce que nous ne serons plus
Nous aurons un jour
L'occasion de connaître
Et de pouvoir vivre enfin
Poser notre trace sur le livre cruel de l'histoire
Et personne n'oubliera
Que ce jour-là tu m'aimas
Oui nous aurons un jour
Tout le jour pour nous
Posté le 29.07.2008 par pensees
Il y a ce gris
Ces couleurs ternes que le noir
Voudrait effacer
Il y a ces visages
Paralysés dans toute l'horreur
De l'ennui
Il y a ces paroles
Que personne n'écoute
Qui se perdent là où personne ne va
Il y a ces tableaux
Que personne ne regarde
Des décors sans fonds
Il y a cette fenêtre
Sur la beauté chatoyante
Véritable sortie de secours
Par laquelle je m'enfuis
Lorsque l'immeuble de mon ennui
S'enflamme
Il y a cette femme
Qui n'a pas sa place
Dans le flou immonde de nos existences
Cette porte vers les endroits
Où j'aimerais m'étendre
Au pied de ton arbre
J'aimerais oublier tous ces noms
Et renaître ignorant amoureux
Se satisfaisant de la caresse
D'une main irréelle
Appréciant la paresse
Allongé sur ton sein
O douceur de ton regard
Où l'infini perd pied
O splendeur folle
Au-delà de tout espoir
Si je me noie dans ces ténèbres
Tu es la corde de Soleil
Où se balance l'oubli du voyage
Feu de tes cheveux sauvage
Posté le 22.07.2008 par pensees
Assis sur ma colline
Je me penche sur le monde
A mes pieds
Comme s’il s’ouvrait pour moi
A gauche ces montagnes sombres
Dont la pente fait chavirer les regards
Barbues de nuages câlins
A droite l’infini de la terre
S’écoulant brusquement dans l’horizon
Et partout ces nuages
Et partout ce bleu vorace
Qui s’embrassent sans fin sur nos têtes
A ce moment j’ai l’impression
De pouvoir dévorer le monde
Comme ces oiseaux m’arracher à mon poids
Je suis maître je suis dieu
En haut de ma colline si petit
J’ai les pieds qui me démangent
L’œil qui se perd et qui s’y plait
Ça me gratte de tendre le bras
Croquer le jour
Assis sur ma colline
Ma tête s’efface dans ses rêves
Les bruits se perdent il ne reste que cet horizon
Qui me dit des mots d’amours
Qui dessine des pièges dans le ciel
Pour m’accuser de l’aimer et m’enfermer
Et ce vent qui nettoie l’âme
C’est l’aile promise et la boussole
Qui montre le hasard
Assis sur ma colline
J’ai faim d’infini soif de vie
Des illusions accrochées aux paupières
Peut-être noieront-elles
Il faut que je lui coure après
Embrasser enfin ce que j’ai tant détesté
Posté le 21.07.2008 par pensees
Dis-moi mon frère
Pourquoi est-ce que je ne peux
Vivre heureux
A la manière de tous ces hommes
Que je ne comprends pas
Je suis un fantôme
Brume sans visage
Impénétrable
Pourquoi ne suis-je pas capable
De me conduire comme eux
Ces exemples catalogués
Je suis une ombre immense
Et invisible
Etalée de tout son long sur une ruine
Crépusculaire
Posté le 16.07.2008 par pensees
C'est l'histoire d'un jamais et d'un encore
Qui n'avaient jamais pu se rencontrer
C'est une histoire de vie et de mort
Oubliée par le temps passé
Beaucoup sont morts dans le froid
Cherchant ce qui jamais ne s'est vu
D'autres ont vécu à chaque fois
Que les Enfers ont encore vaincu
C'est l'histoire d'un jamais et d'un encore
Combattant l'un contre l'autre pour la même cause
L'histoire d'un monde effacé dans la prose
La douleur d'une main surgie de la mémoire
Pour rappeler au futur tous ses torts
Afin que rien ne puisse décevoir
Posté le 15.07.2008 par pensees
J’ai la mémoire qui brûle
L’œil rouge de larmes
Le passé de mon espèce
Emplit les rues de fantômes livides en pleurs
L’homme au regard aveugle tourné vers le sol
Veut se cacher des cheminées de briques
Qui crachent encore la haine de la chair
Il pisse sa chaude indifférence
Va se libérer en vapeurs de rage sombre
Alimentant les fours de l’horreur
Dans le froid devenu bourreau
Et cachot à la fois
Tortionnaire
Mon frère
Ton visage peut être le mien
Comme ma douleur peut te revenir
Nous sommes hommes
Nous partageons notre sort
Indifférence dangereuse
La Terre porte toujours les corps
Que tu y as ensevelis
Ils crient sans fin dans la nuit
Et le brouillard
Et lorsque tu te mires dans les eaux troubles
C’est le miroir des noyés que tu as oubliés
Dans lequel tu te vois
Le paysage défiguré d’erreurs
Ne t’apprends rien
Voilà la bête de fer et de sang marchant au pas
Et comme tu crois y entendre
Le rythme et la force de ton cœur
Tu marches à ton tour
Sur des traces brûlantes
Ne perds pas de vue les masques funéraires
Hurlant leur peine
Entre les constellations
N’écarte pas le bras mort
Qui gratte la terre pour en sortir
Ne ferme pas les yeux sur les tombeaux
Que l’on n’a pas creusés
Homme
En ignorant ton passé
C’est ton futur que tu trahis
Posté le 15.07.2008 par pensees
Etant resté longtemps en rade, j'annonce la reprise de la publication de textes.