Posté le 01.10.2007 par Antoine
Et moi j'oublie
En regardant le monde tourner
Que mon coeur ce débris de plâtre
Depuis hier a cessé de battre
Auraient-ils voulu le sauver
Si au moins j'avais poussé un cri
Et moi j'oublie
En attendant un temps un moment
Un flocon de neige qui me satisferait
Sur le tableau de la vie une trace de craie
Qu'ils effacent en chantant
Ni poussière ni suie
Et moi j'oublie
En prétendant respirer
Que je retiens mon souffle à en mourir
Il est venu le temps de sortir
On a même plus besoin de prier
Quelqu'un verra-t-il que je suis parti
Et moi j'oublie
En clamant le bonheur d'exister
Que je me suis privé de rêve
La Lune dans la nuit s'élève
Et éclaire les rêveurs de l'éternité
Maudites soient ces insomnies
--
Posté le 28.09.2007 par Antoine
Ils semblent souffrir
Avoir tous les maux du monde sur les épaules
Leurs yeux ont affronté l'immonde
Les rides témoignent du pire
S'ils rient parfois à ce qui est drôle
C'est pour oublier une toute petite seconde
Et pourtant...
Ils semblent inconscients
Du temps comme de la vie
Ils sont pris par le tourbillon incessant
Qu'ils dévalent patients
Ils se bouchent les oreilles au moindre cri
Et se réfugient en un amour cassant
Et pourtant...
Ils semblent joyeux
Profitant du jour comme de la nuit
Les malheurs glisseraient sur leur peau
A l'épreuve des accidents les plus ennuyeux
Ils courent après le temps qui les fuit
Se demandant finalement qui est le sot
Et pourtant...
Ils déclament les vers
Sous les fenêtres des belles
Parlant d'amour et de promesses
Ils massacrent ce qui m'est cher
Découpant les pieds à coup de pelle
Je n'aime que les mots qui caressent
Et pourtant...
Ils semblent puissants
Rayonnant de la force de la stupidité
Ils éclairent de tout leur possible
Mais voici un obstacle se dressant
Et ils s'y prennent les premiers les pieds
Le pouvoir n'est pas si accessible
Et pourtant...
Posté le 26.09.2007 par Antoine
A Anne-Claude
Elle est là
Devant moi
Son regard joue
Je l'attrape il m'échappe
Elle me transporte
Et pourtant je ne peux quitter
Le monde
Oh! M'envoler
Dans les cieux mouvant de
Ton coeur
Elle brise et méprise
Piétine les éclats de mes soupirs
Sa superbe l'enlève à mes bras
Mais
Parfois
Elle sourit
Alors j'oublie
Et je danse avec son ombre
Je cache mon visage sous ses cheveux
De sorte de ne pas quitter son parfum
Et pouvoir souffler sur son cou
Un peu de cette caresse
Lorsqu'elle sanglote
Que mes lèvres réchauffent
Tes matins
Et tes soirs
Posté le 26.09.2007 par Antoine
Vainqueur triomphant sur sa proie vaincue
Il rayonne de sa personnalité superbe
L'oiseau mort à terre, les ailes mordues
Sa grâce passée se fond dans les hautes herbes
Chasseur fier d'avoir traqué des jours entiers
L'animal rare caché dans les lointaines hauteurs
Après l'avoir épié suivi raté et retrouvé
Il a finalement répandu ce sang qui m'écoeure
Tache blanche auréolée de ce rouge sanguin
Salissant les terres jusqu'ici immaculées
Les plumes ensanglantées voltigent dans la brise du matin
Il est heureux d'avoir abattu cette rareté
Et recule pour se faire photographier
Sous ses pieds se meurt ma liberté
Posté le 20.09.2007 par Antoine
[i]A la gardienne de mon coeur[i]
Sans rien
Il se promène les mains dans les poches
Sans savoir de quoi demain sera fait
Il fait partie des cases que l'on coche
D'un coup rapide d'un stylo distrait
Sans lendemain
Il court les rues à la recherche d'une vie
A sa vue les passants détournent le regard
Comme on mépriserait un bâtard
Passant la queue passe et les oreilles aussi
Sans raison
Le destin ne l'a pas gratifié d'un sort
Jugé dès le départ qu'il avait tort
Il traverse en se cachant l'univers
Cet homme qui était heureux hier
Sans toi
...
Posté le 19.09.2007 par Antoine
Que reste-t-il de nos passions?
Envolées dans le vent d'hiver
Elles se sont retranchées en des contrées amères
Nourries au poison de la déception
Que reste-t-il de nos promesses?
Brisées sous le poids implacable
Du Temps qui jette sur ma table
Les injustices ce mal qui me blesse
Que reste-t-il de tout ce temps?
Les pages de calendriers ont séché
La pureté de nos sentiments se sont tâchés
Rien ne me ternit aujourd'hui autant
Que reste-t-il de nos baisers?
Si ce n'est un écho oublié en mon coeur
Rongeant les parois de mon existence d'heure en heure
Rugit dans ma tête et dans ta vie se tait...
Posté le 16.09.2007 par Antoine
Je navigue entre ciel et mer
Soleil et Lune
Réalité et rêve
Là où ils meurent dévorés par l'inquiétude
Moi je vis au souffle de mes certitudes
Comme un poisson infime en l'immense océan
ne se posant pas vraiment la question
Je suis et je ne suis pas
Paradoxe humain de la brièveté
La vie éclate sous mes pas
Lourds du fardeau des regrets amers
L'acide de l'existence réduisant peu à peu
Mes sens
Le poids des souvenirs courbe mes épaules
Fatigue mes yeux
Et pourtant j'ai le corps de la jeunesse
Vaine apparence de robustesse
J'ai l'esprit fatigué
Des cavalcades de l'amour à la paresse de la solitude
La douce souffrance du malaise et
Le joyeux calvaire de la honte
Je me perds lentement dans les tréfonds de mon âme
Sonnent les cloches
Un nouveau départ sans vriament
Savoir où aller
Là est mon dilemme
Tout m'appartient
Je ne possède rien
Quand je m'ouvre on se ferme
Quand je parle on se tait
Silence de mort en l'honneur d'un vivant
Où aller
Le voyage sans lendemain
D'un enfant nourri au rêve de liberté
Gavé
Qu'est le temps
Sinon un bourreau dans mon attente
Qu'est le souvenir
Sinon le dernier plaisir
D'un gai-lurron qui aurait oublié comment
Rire
Est la clé
Le clown dans l'arène ne transpire pas
Suite à ses exploits
Il pleure
Tout comme je pleure
La triste de farce de mon existence
Vidé de sens de but de direction de raison
Il ne me reste que les larmes salées
Auxquelles je n'ai que trop goûté
Longue marche
Usant les semelles de la routine
Masque en papier mâché
Se dissolvant peu à peu sous la pluie mordante
Marcher au rythme des rires
Des véritables vivants
Donner le change
Faire semblant d'appartenir
Les mots fondent sur le papier
Le mensonge s'estompe à la lumière
De l'envie de communiquer
Une douleur sur le coeur une pointe
De flèche empoisonnée
Salaud de Cupidon
Sur quelles voies de la folie m'as-tu embarqué
L'horizon a perdu sa netteté
Il n'en reste que de fines poussières
Piquant mes yeux
Roi du monde esclave de l'univers
Je cherche la chaleur sur la calotte pôlaire
De ton amour
Où sont partis les succès
Que sont devenues tes lèvres
Oh vérité immonde
Dégoûté de moi-même puis-je me semer
Oh certitude
Dont j'aimerais me débarrasser
M'enfuir
Terrasser les démons de mon esprit
Mais cette prison
Dont les murs sont des jamais
Me retient à mon insu
Suis-je ne suis-je pas
Sont-ils ne sont-ils pas
Es-tu n'es-tu pas
Et puis quoi
A quoi bon répondre
Si personne ne veut la réponse
Ils sont fous
Ou le suis-je moi-même
Le vent souffle dans toutes les directions
M'apportant les ricanements lugubres
La rumeur m'afflige
Déjà moribond
Trop tard trop tôt
Juste au bon moment
Quelle importance
Pourquoi jeter des regards
A des fantômes qui ne les ramassent pas
Mon sourire s'est figé dans la glace
De ta chaleur
Oh me perdre dans tes baisers
Me noyer dans tes mots doux
Mourir étouffé dans tes bras
Que m'emportent les courants du destin
Que me foudroient les rages de l'ignorance
Je ne suis pas plus que la mouche innocente
Qu'on écrase d'un coup de pouce
D'un air dégoûté
Elle qui étaient venue se repaître de nos miettes
Rien
Non rien
N'a plus vraiment de valeur
La cruauté a fait son triste boulot
Impuissants
Nous subissons
Impuissant
Je subis
Hier aujourd'hui demain
Dans l'attente tous se ressemblent
Dans les ténèbres du mal
Ou du bien
Viennent passent trépassent
Les jours et puis les nuits
Ils ne sont que des piqûres supplémentaires
Courage
Tes regards sont comme des seins de mère
Auxquels je me nourris
Une vie d'espoir d'incompréhension
De malaise et d'appréhension
Les murs de ma cellule m'ont appris
Que le temps passe nous nuit et nous détruit
L'injustice est de ne pas savoir
La longueur de la peine que nous devons endurer
Cruel
Est le marteau du hasard
Il surgit et écrase
Et puis é travers la jalousie nous nargue
Combien de fois l'ai-je vu
Me tirer la langue
Oh désir insatisfait
Tourmentant les plus calmes de mes nuits
Je préfère ne plus avoir de sens
Si je ne peux plus profiter de la douceur
De ta peau de l'éternité de tes yeux de la complicité
De ton rire
Du nectar de tes lèvres
Bien impuissant
Suis-je face à tous tes besoins
Oh rêve provocateur
Me donnant à chacun de mes repos
Un goût de regret
Qui me terrasse
La légèreté de mes songes
Confère au moindre de mes mouvements
La difficulté de la pesanteur
De ton parfum
Nuit complice
Tu es le seul territoire
De mon amour
Posté le 16.09.2007 par Antoine
Bizarre
La vie depuis toujours mène son cours
Et voici qu'à la tombée de la nuit arrive un étranger
Bavard
Les mots s'envolent pour le pays de la vérité
Voilà pourquoi tant de monde ne savent plus parler
Il était une fois l'existence
Et puis rien
Une histoire qui reste à écrire
Rayon
Dans les ténèbres se peignent en rouge
Les yeux des sages aveugles
Un jour et puis un autre et puis un autre
Cueillis puis jetés à brûler
Remords
Les tableaux du passé donnent envie de pleurer
L'arbre sans souffle doucement pourrit
Aux côtés des clowns désabusés
Dans cette gare désertique
Et puis la Terre qu'en dit-elle la Terre
Rien
Elle se tait
Comme nous nous taisons tous
Comme je me tais lorsque tes yeux absorbent
La moindre substance de mes
Pensées
Alors mon coeur te murmure
Ces chants que seuls les amants sincères perçoivent
L'un contre l'autre
Mais tu n'entends pas...
Rien...
Posté le 13.09.2007 par Antoine
Ils ont la force
Dans les couleurs du soir de chanter
Au Soleil et à la Lune
Ils trouvent en une morce
De quoi survivre une éternité
A travers les plus arides des dunes
Ils ont le sourire
Persistant dans les moments
Les plus sombres de l'existence
Et lorsque vient le temps de souffrir
Ils pensent calmement
Aux doux souvenirs de leur enfance
Ils ont la vie
Devant eux s'étalant
S'offrant prête à être dévorée
Ils ne la quitteraient pour aucun prix
Ni demain ni maintenant
Ils pourront jusqu'au bout en profiter
Ils ont l'amour
Fleurissant les journées banales
Marquant les visages de bonheur
Ils s'aiment jusqu'au point du jour
En nourrissent leur moral
Ainsi que leur coeur
Ils ont la chance
La chance d'être
Malgré toutes leurs limites
Et jamais l'un d'eux ne s'offence
Quand le destin les maltraite
Car il se fait pardonner bien vite
Moi
Je n'ai que mes rêves
Posté le 12.09.2007 par Antoine
Elle danse dans la nuit
La nuit de mes rêves
Elle danse à en perdre haleine
Traçant sur le parchemin de ma vie
Son nom
Là-haut dans les étoiles
Elle danse
Mes yeux se perdent à la contempler
Se perdent et ne reviennet
Folie Pure folie
Elle danse
Insouciante belle et jeune
Foulant allègrement le tapis
de la vie
Elle danse
Rien ne l'arrête
Tout s'incline
Elle danse
Et le roi devant elle fait la courbette
Au rythme des battements de son coeur
Sur la musique de l'existence
Elle danse
Pas de question pas de but
La fleur de son coeur fleurit et fleurit
Les pétales tombent les jours de pluie
Et repoussent toujours plus beaux
Elle danse dans la nuit
Serai-je pour toi ce soleil qui luit?