Posté le 04.11.2007 par pensees
Ces jours ces heures ces minutes ces secondes
Que l'on passe à tenter de mentir
Essayer de ne pas blesser de ne rien laisser sortir
Surtout pas les bêtes des abysses profondes
Ce temps gaspillé vainement
A une tache qui nuit quelle que soit son moyen
J'ai détruit l'architecture de ma vie pour rien
Croyant que nous pourrions aller de l'avant...
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Posté le 02.11.2007 par Antoine
Imprimées dans les cheveux des filles
Qui dansent dans le soleil de mi-journée
Et tournent et tournent et tournent sur la mélodie
Du battement de leur coeur
Odeur de chaleur
Pesant lourdement sur les épaules des promeneurs
Les arbres parés de leurs plus atours
Tout dans cet après-midi chante
En coeur différentes variations
Des différents airs de la souriante
Jeune fille
Folâtrant sur les herbes de nos désirs
L'atmosphère se suspend le temps de son rire
Elle ne veut rien tout lui suffit
Il lui suffit de respirer pour vivre
Et nous assis sur notre banc
La voyons libérer d'un sourire les chaînes de nos enfants
Ces chaînes de poison et de cuivre
Elle glisse sur le vent parmi les feuilles
Légère comme le souffle charmant
De ces lèvres serrées contre un amant
Rien ne respire sans qu'elle ne le veuille
Elle danse et danse et danse
Sur les rythmes entraînants des orchestres symphoniques
Des rues les pauvres sans chance
Qui n'ont pour eux que leur tunique
Et elle nargue devant les fenêtres des grands bureaux
Les grands dirigeants des grandes entreprises
Les saluant d'un grand sourire contenant trois cadeaux
Contenant chacun d'eux la misère la souffrance et ce bonheur aux dents qui s'aiguisent
Les fleurs n'ont plus les mêmes teintes
Quand elle laisse derrière elle un peu d'elle
Les masques tombent les statues ne sont plus feintes
La vérité est criée aux poubelles
Jeune fille jeune fille
Ne t'arrête pas de tourner
Car la terre entière tourne sous tes pieds
Nous te sommes tous autant que nous sommes soumis
Jeune fille de la vie
Posté le 27.10.2007 par Antoine
Oiseau libre
Si imposant dans les cieux
Tu planes tranquillement parmi les dieux
Qui par jalousie vibrent
Ils n'ont d'yeux que pour tes folies
D'oreille que pour tes rires
Lorsque tu pleure tous se plient
Pour te montrer que tu n'es pas seule à souffrir
Oiseau de feu
Si magnifiquement vivant
Au milieu de ces morts sans voeux
Ils expriment en des mots savants
Leur envie d'être à ta place
Et voler à leur tour
Jusqu'à ce que le temps s'efface
Ils voudraient dévorer ton amour
Oiseau triomphant
Toi qui te moque de nos malheurs
Tu ne connais ni régent ni tyran
Tu ne vis que pour goûter les heures
Et moi rampant insignifiant
Je rêve de voler avec toi dans les airs
Et je hurle ce sentiment terrifiant
Qui me torture et me lacère...
Posté le 20.10.2007 par Antoine
C'est un long silence
Que j'explore à travers tes larmes
J'y retrouve à la fois l'opulence
Des amours vécus en vacarmes
Mais aussi les valeurs
De ces plaisirs furtifs
Qui sont si joueurs
A se cacher derrière l'attentif
C'est un long silence
Que je goûte entre tes bras
Chaque instant y est une chance
Que je n'oublierai pas
Posté le 16.10.2007 par Antoine
Elle n'est plus belle la vie
Non
La voilà malmenée frappée blessée
Vidée torturée écrasée
Vendue corrompue déchue
Elle n'est plus belle la vie
Avec son visage couverts de larmes
et de sang
Avec ses cheveux emmêlés par la boue
et le vent de la stupidité
Ses yeux crevés par le mensonge
Non
Elle n'est plus belle la vie
Chancelante pantelante
Souffrante et à peine vivante
Elle s'étouffe de ses propres soupirs
La voilà bien ridicule
La vie
Maintenant qu'on l'a abattue
Avec de la mauvaise foi et de la mauvaise intention
Comme on arrache une mauvaise herbe
Ses racines ont pourri
A cause la mort semée à tout va
Posté le 14.10.2007 par Antoine
Mensonge nocturne
Lancé au monde
Violent sanglant
Captivant
Maître à vie de mes yeux
De mes mains et de
mes rêves
Je pleure les restes
De mes illusions
Et je regrette
Cet amour blessé à mort
Agonisant
Devant moi
Tendant la main vers
moi
Comment vivre
Comment vivre encore
Brisons nos chances brisons nos
coeurs
Brisons les vitres de la dépendance
Et sur ce banc
Attendant le bus du destin
Cette petite fille qui sourit
A l'avenir
Brisons
Mensonge nocturne
Descendant hybride de la constance du
temps
Survivras-tu aux éclats de lumière
Les éclats des rires
Que j'ai dans ma poche
De quoi attendre si longtemps
Et les éclats des larmes
Aussi
Taillés avec tant de finesse
Je les ai gardés
Pour me rappeler
Les éclats de tes yeux
Il ne m'est rien de plus
précieux
Où est-ta main
Prends la mienne
Je ne peux dormir
Les rêves sont des déchirements
A chaque fois que le jour nous
sépare
Incohérence des maux
Incohérence des phrases
Mourir tous les matins
D'ouvrir les yeux
finalement
Je n'ai pas je n'ai plus
Ni les éclats de tes rires
Ni de tes larmes
Je les ai jetés à la
mer
C'est au monde qu'ils appartiennent
Posté le 10.10.2007 par Antoine
J'avais
Là
Sur le coeur
Un petit mot
Doux
Volatile
Un murmure ici
Un cri de rage
Là
Un mot fort et tendre et inaudible
Juste là
Bien caché
J'avais un mot
Bourreau amant
Un beau mot marrant
Il était là
Réservé
Timide
Exhibitionniste
Oui j'avais
Un mot
Un petit mot
Ridicule
Parce qu'il était nu
Mais sa nudité lui donnait tout son sens
Tout mon sens
Aussi
Circule
Lui ai-je dit
Un jour
A mon mot
Va
Vis
Vole
Et je te l'ai donné
J'avais
Là
Sur le coeur
Un petit mot
Mais
Tu l'as perdu
Posté le 08.10.2007 par Antoine
Silencieuse amie
Veillant sur mes jours et mes nuits
Compagne enchaînée
A mes poignets sur les détours de l'éternité
Elle est dans le néant
Le seul souffle présent
Elle me prolonge sous tous les Soleils
Elle diffère mais je suis pareil
Elle dépose ses pieds sur mes traces
Mais quand je me retourne s'efface
L'astre déclinant elle s'élève et je sombre
Je la fuis mais ne m'en sépare jamais
Je l'aime et je la hais
Ne puis-je quitter mon ombre
Posté le 06.10.2007 par Antoine
Ils chantent
L'avenir de notre vie frappe à la porte
Avec toute l'énergie du hasard
Les vérités entre elles se mentent
Toutes fortes de leurs escortes
Se battant pour du pain comme des canards
O honte! O déception!
Leurs esprits asservis par le besoin
Ont bouté de plein gré le feu de leur crémation
Ils exposent imposent et puis point
Nous vivons dans cette cage qu'ils nomment liberté
Nous frappant contre les barreaux qui sont sensés nous ramener sur le droit chemin
Mais qui ne nous font que tourner en rond
Comme ce lion maintenant dépouillé de fierté
Qui accepte pour un repas et des câlins le triste tour de son destin
Nous sommes des animaux sauvages et l'oublions
Posté le 02.10.2007 par Antoine
Les hurlements de ces roses que l'on abandonne
Les parfums gâtés des enfants laissés pour compte
Tous les personnages s'affrontent dans ce conte
Résultant des maléfices dont personne ne s'étonne
Le temps oublie de passer
Sur la douleur humaine
Les erreurs sont-elles effacées?
Dans les océans se sont perdus tes regards
Dispersés aux quatre vents
Je les ressens parfois dans la chaleur du soir
Le Soleil rougit parce qu'il me ment