Publié le 19/11/2009 à 18:31 par pensees
Depuis ce jour
Beaucoup de temps a coulé
Beaucoup d’encre et de mots se sont déposés
Il y a eu des pluies et des soleils
Des torts et des caresses
Nous avons vu des plages et des montagnes
Des gens et des animaux
Le silence et le bruit
Depuis ce jour nous avons couru
Sur l’échine de la planète
Nous avons bu l’eau des sources
Et celle du ciel
Nous avons mangé le pain d’aujourd’hui
Sans regretter celui d’hier
Ni envier celui de demain
Nous avons pensé loin et nous nous sommes
Rapprochés
Nous nous sommes séparés mille fois
Pour toujours nous retrouver
Nous avons chanté et dansé
Et dormi sur la musique de l’Homme
Nous avons connu folies et raisons
Paroles et gestes
Herbes douces et rosées apaisantes
Nuits froides et thés salvateurs
Mais rien n’a changé
Depuis ce jour
L’Amour est l’Amour
Toujours
Cet enfant insensé qui
Si on l’écoute
Saura nous dire bien des vérités
Mais rien n’a changé
Depuis ce jour
L’Amour est l’Amour
Toujours
Cet enfant joueur qui
Si on le laisse faire
Saura encore longtemps nous distraire
Publié le 12/11/2009 à 20:11 par pensees
Je veux continuer à croire que les choses
Un jour changeront
L’espoir bien plus fort
Que tous les non que l’ennemi intérieur expire
Il faut que les choses
Un jour changent en bien ou
En mal mais différentes
nouvelles
Déboucher le tunnel et voir
Quoi qu’elle soit
La lumière
La peur nous lie les poings et les dents
Mais tes yeux si tu les clos
Te guideront dans le chaos
Ploie sous la claque de grêle
Et saute si le Soleil brille
Et sans que tu le saches
Les écritures se dérouleront
Sous tes pieds
Publié le 06/11/2009 à 01:30 par pensees
Que voulez-vous que j'écrive encore? Tout mon malheur? ma rage? Que je crie à la nuit, avec des mots, de vulgaires mots qui s'alignent indifféremment, qui ne changent rien, qui n'éclairent personne? Que voulez-vous de plus? Que je transpire le malêtre de l'homme, pour que vous vous y retrouviez, pauvre lecteur? Pour que vous sentiez votre peine allégée par celle des autres? Quel voyeurisme est-ce là? Quel bonheur y trouvez-vous? La poésie est un pilori!
Que voulez-vous à la fin? Vous femmes du monde? Vous hommes du monde? Que faut-il faire pour que vous ouvriez les yeux sur le bonheur qui flambe juste là, devant vous, qui vous réchauffe? Faut-il les crever, mon bon Jacques?
Crevez alors
Sans remords vos yeux
Fermez les au mensonge que vous tissez
Fermez les enfin pour voir
La flamme que vous occultez
De vos paupières dégradantes
Humiliantes
Ouvrez les yeux bordel! Regardez bien en face de vous, tendez la main, rien qu'un peu, hors de cette bulle que vous soufflez dans la salive de l'illusion, laissez tomber ce miroir menteur dans lequel vous contemplez votre désir insatiable! Tout est là; que faut-il pour le voir? Un peu de courage peut-être, sortir du confort établi, ce matelas de rêves qui n'en sont pas, autant de lames qui vous déchirent sans merci, de pointes qui vous empoisonnent en ricanant.
Et aimez la
Cette lumière qui émane
Vous la connaissez
Cessez de le nier
Vous la voyez vous aussi
La nuit
Elle brille
Dans votre sommeil elle illumine
Les joues de l'enfant
En vous
Ouvrez les yeux, merde! Est-ce si compliqué? Quel est ce mur dans votre esprit? De quelles briques l'avez-vous construit pour qu'il soit si solide? D'où vient cette peur? Foncez dedans! Les yeux fermés, vous dis-je! Ayez confiance, la vie vous aime bien plus que vous ne semblez le croire. Elle vous adore, elle se plie en quatre pour faire de vous un homme heureux, elle tapisse vos pas indifférents de ses larmes pour que vous preniez conscience de son existence. Elle se déchire le sein, en se lamentant, priant pour l'humanité aux yeux grands ouverts et pourtant si aveugles.
La vie
Devant vous
Derrière vous
Autour de vous
En vous
Avec vous
Vous
Publié le 06/11/2009 à 01:08 par pensees
C'est très gentil à toi
Elle me dit
Et elle s'en va
Elle ne veut rien
Elle me laisse là
Planté comme un piquet dans l'indifférence de l'impuissance
C'est très gentil à toi
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça sonne un peu comme
Tais-toi
Tu dis n'importe quoi
C'est très gentil à toi
Mais y'a pas de quoi
Renvoie mon cœur
Je te l'ai servi un peu trop cuit peut-être
Tom Waits pleure avec moi
Il pleure ces nuits froides
Seules
Dans le vacarme de la pluie
Et le murmure incessant
Celui qui tourne en rond
Le maudit murmure
Comme un bruit de vieille locomotive à vapeur
Au fin fond de la foule des fêlés
Qui vont et viennent
C'est ça la vie
Au fond
Comme l'amour on dirait
Ça va
Ça vient
Comme les millénaires
C'est très gentil à toi
Thank you for playing
Leave now take away your coins
No one
No one will ever make it function
Thank you for playing
Et j'éteins la machine
Je ferme les yeux
Rien à penser rien à dire
Je voudrais m'effacer
Un instant
Effacer ma conséquence
La réduire au néant la détruire
Si impuissant et pourtant
Tellement d'effets
C'est très gentil à toi
Oui je sais je suis gentil
C'est bien ma peine
Et Tom Waits s'écroule lui aussi
Sur son clavier
Ça va
Ça vient
Les notes passent
Les mineures les majeures
Quelques accords une dissonante
Pour remonter sur la tonique
Quoi d'autre
On trébuche on syncope
Et tout passe
C'est très gentil
De rien
Je donne le meilleur de moi-même
Tout j'offre tout
Je n'ai rien d'autre
Je voudrais plus
Moi aussi
Qu'exiger d'autre
Ce que je vois me plais
Ce que j'aime se trouve à ma portée
Le bonheur est là souriant
Il bat de la queue
Comme un chien avec un bâton dans la bouche
Qu'est-ce qui nous retient alors
De lui caresser la tête
Sale bête
Tu fais peur avec tes grandes dents
Et le chien s'en va
Vous savez comment c'est les chiens
Ça va
Ça vient
Thank you for playing
Dit-il en s'éloignant fièrement
De rien, de rien
C'est très gentil à toi
Il s'est senti occupé un instant
Et moi à le voir courir pour moi
J'ai cru un instant que j'étais devenu
Son maître
Vous voyez la blague
Son maître
Et pis quoi encore
Me voilà bien incapable de faire quoi que ce soit
Son maître...
Ha
Si je ne pleurais pas tant j'en rirais
C'est très gentil à toi
Mais ça ne sert à rien
Mais tu ne sers à rien
Tu ne changes rien
De tout ce que tu fais tu ne changes rien
Tu n'apportes rien
C'est drôle
Moi qui donne tout
Tout
Tout
Tout
Personne ne reçoit rien
Comme si
Peut-être
Ce n'était pas assez
Suis-je pas assez ?
Qu'est-ce qu'il faut de plus ?
Ça s'achète ? On le trouve dans le commerce ?
Tom Waits semble maintenant se moquer de moi
Puis-je faire mieux ?
J'essaie je le jure j'essaie
Je fais tout pour l'attraper
Ce bonheur avec sa petite queue inarrêtable
Narguante
Mais parfois j'ai l'impression que
Toi, tu n'aimes pas les chiens
C'est très gentil à toi
Elle me dit
Et elle s'en va
Elle va dormir
Bercer sa peine
Qu'elle tranche chaque soir
Du rasoir de son esprit
Et qu'elle pleure chaque jour
Ne voyant pas qu'elle crache
Le sang qui tache ses mains
Et quand le chien revient
Amical
Le bâton dans la bouche
C'est de peur que tu l'accueilles
C'est drôle
C'est très gentil à toi
Mais tu ne peux rien
Laisse-moi
Tu vois bien depuis le temps
Que tu ne peux rien
Pour moi et ce chien
Tu as raison mon Amour
Quand tu dis
C'est très gentil à toi
Mais tu es nul
Publié le 27/10/2009 à 13:09 par pensees
La table vacille
Sous le poids des vents
Y est ballottée une bille de verre
Qui renferme un pétale
La table vacille
A gauche à droite
La bille roule au gré du
Tango du hasard
La table vacille
Certains y posent leurs mains
Pour renverser
Le cours de la chose
La table vacille
Le roulement est insoutenable
La bille vient frôler le vide
La table vacille
Les pieds tremblent
Les bouches se taisent
On retient sa tristesse en la laissant dire, on écoute, on veut bien croire et on essaie de brider cette imagination perverse qui veut te faire croire que tout est le contraire de ce que tu souhaites. On retient tout, souffle compris, on ne veut pas laisser transparaître. Mais elle est là et personne ne peut passer à côté. Elle s’inscrit dans chaque grain de ta peau. La peur.
La table vacille
Sous le poids des vents
Y est ballottée une bille de verre
Qui renferme un pétale
Bientôt libre
Publié le 22/10/2009 à 19:14 par pensees
Laissez-le périr noyé
Dans la terrible horreur
La souffrance de l’innocence
Le désespoir de l’impuissance
Laissez-le crever
Dans la rage du moment
Laissez-le s’étouffer de ses cris
Laissez-le croire à une lumière qui le brûle
Laissez-le s’enflammer
Au contact du souvenir
Laissez-le s’épaissir de son malheur
Laissez-le s’effondrer
Du poids de toutes ses larmes
Et s’évanouir dégoûtant
Dans les ruines du temps
Laissez-le fondre
De la fusion de son cœur
Laissez-le
A sa propre honte
A sa raison pendue au plafond de l’absurde
Laissez-le s’enrager d’incompréhension
Et verser les flots impensables
Laissez-le éclater de surprise
Répandant quelques morceaux de question
Qui jamais
JAMAIS
N’auront de réponses
Laissez-le mourir
Sonnez trompettes
Boutez le feu au bûcher
Allumez les lampions et
Percez les fûts
Laissez-le mourir
Vomir le jamais-dit
Ravaler le jamais-fait
L’envie fuit
Comme le temps et l’amour
Laissez
Tout ça c’est fini
Rangez vos visages
A leur place respective
Balayez votre tristesse
- Ceci dit à ceux qui en ont
Si peu soient-ils –
Laissez l’appétit ronger
Le ventre qui jamais ne se remplit
Laissez le baiser
Etrangler la lèvre qui tremble
Vous voyez bien
Aussi bien que moi
- Mieux peut-être –
Qu’il n’y a rien
RIEN
A faire
Chaque mot pèse
Chaque seconde aggrave
Chaque vérité se confond dans son propre mensonge
Les silences eux-mêmes
Hurlent la douleur
Et le malheur s’affale
Dans les bras de celui qui
Les ouvre
S’étalant toujours plus
Toujours plus
Toujours plus…
Laissez-le tranquille
Décidément la vie ne surprend pas
Elle suspend au-dessus de ta tête
La merde qui salit déjà tes chaussures
Et laisse le vent décider
Quand elle tombera
Et à son tour
Quand il tombera
La chute sera silencieuse
Il s’estompera dans l’obscurité
Du rire
Et se moquera de tout son passé
Dont bientôt
Vous ne vous souviendrez plus
Soulagement
Vous dites
Au son de la mort qui passe
Et puissions-nous nous débarrasser
Du fardeau si longtemps traîné
Soulagement
Est-ce qu’au moins
Vous retiendrez quelque chose
Avez-vous filet où déposer
Une miette d’homme
Avez-vous mémoire
Pour y enfermer des démons sans reflet
Avez-vous quelconque place
Pour une étincelle sans consistance
Laissez
Ce n’est pas grave
Ne retenez rien
Oubliez tout
C’est une nuit dont rien ne peut le sauver
Laissez
C’est fini
Rideau sous un tonnerre d’applaudissements
Chapeau à la sortie
Un vieil homme dit
Mon ami
Vous avez bien joué le jeu
Publié le 01/10/2009 à 14:47 par pensees
Encore
Je t’écris
Trait de stylo
Comme un cri bien plus haut
Que cet horizon terrifiant
Je suis désolé
Je n’ai que des mots
Que du vent s’oubliant
Plus loin
Ils se valent bien tu le sais
J’aimerais qu’ils soient pierres
Gravant mon visage
Qu’ils soient caresse rassurant ta joue
Endormie
J’aimerais qu’ils chatouillent ton sourire
A chaque instant de ton parcours
J’aimerais la paix dans le baiser de
Deux vies
Mais ce ne sont que des mots
Tu le sais
Regarde les
A peine écrits qu’ils s’envolent déjà
Ils s’enflamment
Ils retournent à la poussière
Avec on peut faire des planètes paraît-il
Autour d’un Soleil
Je t’aime…
Publié le 28/09/2009 à 20:41 par pensees
Alors voilà
Il n'aura suffi de rien
Pas plus qu'un coup de vent
Pour que tout change
Pour que tout recommence
Boucle infinie
Que ni le temps ni l'espace
Ne peuvent résoudre
Alors voilà
C'est tout
L'échéance est passée
La date périmée
La magie envolée
Alors voilà
C'est tout
Alors voilà
Elle n'a plus besoin de moi
Si loin si loin
Elle se demande et avoue
Ce qu'elle ne trouve plus
J'ai été mauvais je sais
Alors voilà
Je ne pourrai rien y faire
Tout change et comme le dit Adam
Ca ne me dérange pas autant
Alors voilà
Je t'écris et je m'écroule
Sur un matelas de larme
Confort d'un instant
Où tout part
Publié le 20/09/2009 à 18:59 par pensees
Je n’ai pas peur
Que le temps passe
Que distance se fasse
Je n’ai pas peur
Que de monstres ou d’ignominies
Que de flagrances dans le mensonge de la vie
Mais je n’ai pas peur
Car plus fort
Beaucoup plus fort est à mes côtés
Non je n’ai pas peur
Du doigt du destin qui s’est pointé
Sur moi
Que les oiseaux s’envolent à jamais
Que le soleil se couche une dernière fois
Bien effrayant sera le masque
Qui saura m’expulser de sa puissance
La puissance d’un baiser
Je n’ai pas peur
Venez à moi terreurs de toutes traditions
Venez revendiquer le trône du cœur
Venez porter à moi vos ténèbres
Rien n’est plus brillant qu’un soleil
Sur la main
Publié le 16/09/2009 à 14:46 par pensees
La peur
Mère de tous les vices
Elle me ronge
Elle me hante
Elle incruste mon ombre et ricane
Dans chacun de mes sourires
La peur
Hurle à l'agonie dans la nuit
Quand les visages se confondent
Et elle s'abat
Impitoyable
Sur le coeur de l'insomniaque
Elle ne connait ni raison ni limite
Et investit les quartiers que l'âme
Déjà avait oubliés
La peur est une masse
Frappant au centre dans un vacarme de pleurs
Elle me détruit
Me fissure
M'emmène en voyage
Voir ce qui ne devrait pas être vu
Elle chante et danse
Macabre
Dans la bouche de la pensée
Ne laissant de répit à l'oreille
Que lorsque le souvenir
Et l'espoir conjugués
S'imposent
La peur
Ennemie fraternelle
Se veut protectrice
Mais elle démonte
Boulon par boulon
Vice par vice
La confiance
Et blesse de sa lame aveuglante
L'amour que l'on voulait invincible
Si loin je t'aime
Et c'est ça qui me tue