Posté le 22.07.2008 par pensees
Assis sur ma colline
Je me penche sur le monde
A mes pieds
Comme s’il s’ouvrait pour moi
A gauche ces montagnes sombres
Dont la pente fait chavirer les regards
Barbues de nuages câlins
A droite l’infini de la terre
S’écoulant brusquement dans l’horizon
Et partout ces nuages
Et partout ce bleu vorace
Qui s’embrassent sans fin sur nos têtes
A ce moment j’ai l’impression
De pouvoir dévorer le monde
Comme ces oiseaux m’arracher à mon poids
Je suis maître je suis dieu
En haut de ma colline si petit
J’ai les pieds qui me démangent
L’œil qui se perd et qui s’y plait
Ça me gratte de tendre le bras
Croquer le jour
Assis sur ma colline
Ma tête s’efface dans ses rêves
Les bruits se perdent il ne reste que cet horizon
Qui me dit des mots d’amours
Qui dessine des pièges dans le ciel
Pour m’accuser de l’aimer et m’enfermer
Et ce vent qui nettoie l’âme
C’est l’aile promise et la boussole
Qui montre le hasard
Assis sur ma colline
J’ai faim d’infini soif de vie
Des illusions accrochées aux paupières
Peut-être noieront-elles
Il faut que je lui coure après
Embrasser enfin ce que j’ai tant détesté
--
Posté le 21.07.2008 par pensees
Dis-moi mon frère
Pourquoi est-ce que je ne peux
Vivre heureux
A la manière de tous ces hommes
Que je ne comprends pas
Je suis un fantôme
Brume sans visage
Impénétrable
Pourquoi ne suis-je pas capable
De me conduire comme eux
Ces exemples catalogués
Je suis une ombre immense
Et invisible
Etalée de tout son long sur une ruine
Crépusculaire
Posté le 16.07.2008 par pensees
C'est l'histoire d'un jamais et d'un encore
Qui n'avaient jamais pu se rencontrer
C'est une histoire de vie et de mort
Oubliée par le temps passé
Beaucoup sont morts dans le froid
Cherchant ce qui jamais ne s'est vu
D'autres ont vécu à chaque fois
Que les Enfers ont encore vaincu
C'est l'histoire d'un jamais et d'un encore
Combattant l'un contre l'autre pour la même cause
L'histoire d'un monde effacé dans la prose
La douleur d'une main surgie de la mémoire
Pour rappeler au futur tous ses torts
Afin que rien ne puisse décevoir
Posté le 15.07.2008 par pensees
J’ai la mémoire qui brûle
L’œil rouge de larmes
Le passé de mon espèce
Emplit les rues de fantômes livides en pleurs
L’homme au regard aveugle tourné vers le sol
Veut se cacher des cheminées de briques
Qui crachent encore la haine de la chair
Il pisse sa chaude indifférence
Va se libérer en vapeurs de rage sombre
Alimentant les fours de l’horreur
Dans le froid devenu bourreau
Et cachot à la fois
Tortionnaire
Mon frère
Ton visage peut être le mien
Comme ma douleur peut te revenir
Nous sommes hommes
Nous partageons notre sort
Indifférence dangereuse
La Terre porte toujours les corps
Que tu y as ensevelis
Ils crient sans fin dans la nuit
Et le brouillard
Et lorsque tu te mires dans les eaux troubles
C’est le miroir des noyés que tu as oubliés
Dans lequel tu te vois
Le paysage défiguré d’erreurs
Ne t’apprends rien
Voilà la bête de fer et de sang marchant au pas
Et comme tu crois y entendre
Le rythme et la force de ton cœur
Tu marches à ton tour
Sur des traces brûlantes
Ne perds pas de vue les masques funéraires
Hurlant leur peine
Entre les constellations
N’écarte pas le bras mort
Qui gratte la terre pour en sortir
Ne ferme pas les yeux sur les tombeaux
Que l’on n’a pas creusés
Homme
En ignorant ton passé
C’est ton futur que tu trahis
Posté le 15.07.2008 par pensees
Etant resté longtemps en rade, j'annonce la reprise de la publication de textes.
Posté le 15.06.2008 par pensees
Mon coeur palpite. Il cogne et cogne et cogne contre le mur de ma poitrine. Il aimerait sortir, tant de choses à dire. A hurler. Alors il cogne. Qui l'entendrait? Qui voudrait bien l'écouter? La plume taillée par les dents aiguisées de sa solitude déguisée se trempe dans le sang des souvenirs qui se répandent encore par leurs multiples blessures. Il ne sait plus que penser car il n'a jamais étudié la question à la lumière du Soleil, parce que depuis qu'il se la pose, il ne l'a jamais vu.
Besoin de voyage. D'échappatoire. Besoin de voir ses artères se dénouer. Besoin de s'envoler, goûter à nouveau ce dont il n'a su profiter. Menotté, attaché, besoin de liberté. De nouvelles visions, de nouvelles paroles plus rassurantes. De ces images qu'il aime à s'inventer, sans aucune censure.
Aveugle affamé de paysages. Sourd déchiré par l'envie de prêter l'oreille. Muet alacrymal qui meurt de ne pouvoir pleurer. Le temps explose. Puis s'arrête. Tout changé en statue qu'il ne faut PAS toucher.
Posté le 15.06.2008 par pensees
Aucun reproche
Le temps a érodé les remords
- Porte entrebâillée
Sur la lumière de l'extérieur
Un oeil fugitif
vient se coller à la serrure
Espoir
D'y voir
Juste un trait
De ton visage
Un parfum un nuage
Oscille entre deux mondes
Ne plus étouffer
Il me faut respirer
Avaler
Chaque goutte de ton poison
Dévorer
Chaque membre de la carcasse de mes nuits
Un navire quitte le port
Pour ne jamais revenir
A la recherche de ce jour
Qui ne se lève
Pas
Posté le 06.06.2008 par pensees
Son nom sent le sable
Et le fruit
Elle a de l'exotisme dans les cheveux
Et sur la peau
C'est un voyage
Que de suivre son rire
Nous marchons ensemble
Le long de la pluie
Mais il fait assez chaud
Pour continuer à vivre
Nous marchons ensemble
Depuis un nouveau matin
Et le soleil qu'on ne voit pas
Me semble déjà sourire
Et ses yeux
Ne peuvent être dits par des mots
Ils n'ont pas assez de charme
C'est magnifique
Ce flux qui se répand dans l'obscure
Part de mon être
Comme des fusées venant creuser le noir
De leurs déflagrations pétillantes
Elle gaspille son temps sans compter
Pas besoin de plus pour me rendre content
Oublions ces vestes qui se transpercent
Le beau temps est ailleurs
Posté le 29.05.2008 par pensees
J'adorerais profiter avec toi
De la langueur mielleuse de ces journées infinies
Que je passe en face de ton dos
Goûter à toutes ces secondes qui délecteraient
L'impatience amoureuse de nos flammes
Nous laisser couler
Au fond des secrets de l'amour
Propose-le moi encore
Que je puisse céder
Aux armes entraînées de ton sourire
Pan de ma vie
Posté le 26.05.2008 par pensees
Passent les raisons
Sans que personne ne les oublient
C'est une terre sans valeur où rien
Ne prend pied
Les hommes fixent le soleil
Pour ne plus se voir et combien sont morts
Pour se perdre
Une étoile s'étouffe entre deux montagnes
Du son du vide aux cris des passions
Tout reste inaperçu et aucun ne veut bien
Tourner les yeux
Là
Quelqu'un se meurt en tendant la main
Aider encore une fois ne pas être né en vain
Espérer que les choses changent
Pour celui qu'on écarte
Lui donner une chance
De goûter sa vie et ne jamais l'oublier